Les particules fines PM10 et PM2,5 sont des éléments toxiques générés par l’homme ou de manière naturelle. Découvrons leur impact sur la santé et les solutions pour les combattre.

Pour bien comprendre les risques induits par la pollution de l'air, il faut s'intéresser aux dangers que représentent les particules fines connues sous les sigles PM10 et PM2.5. L'impact de ces éléments polluants et toxiques est notable sur l’environnement ainsi que sur la santé. Il existe cependant des solutions pour combattre les particules PM10 et PM2.5, à l'image des filtres et purificateurs d'air qui parviennent à les éliminer de l'air ambiant.


Feux de forêt
Les incendies de forêts ont pour effet direct l'émission de substances chimiques (méthane, dioxyde d'azote, monoxyde de carbone…) et de microparticules polluantes par le biais des fumées, cendres et suies. Le risque est d'autant plus important qu'il n'est pas possible de circonscrire cette pollution : portées par les vents, les particules circulent dans un rayon très vaste et peuvent affecter les populations à des milliers de kilomètres de l'incendie.Éruptions volcaniques
Dans le cas d'éruptions aussi, il se dégage de la fumée, qui s'accompagne de poussières volcaniques. Manifestation naturelle, elle n'en est pas moins polluante. Les particules sont amenées à voyager sur de très grandes distances avec le panache volcanique. Des études ont montré, par exemple, que l'éruption du volcan islandais Bárðarbunga en 2014 et 2015 avait entraîné la propagation de particules fines du nord de la Scandinavie jusqu'en France.Les pollutions par les particules PM10 et PM2.5 peuvent également être liées aux activités humaines. D'après les études, les émissions de microparticules d'origine humaine viennent à parts quasiment égales des transports, de la production d'énergie et de l'activité agricole et industrielle, des taux qui varient bien entendu en fonction des lieux.
Industrie Les industries causent une pollution liée au dégagement de composés organiques volatils venant de diverses sources. C'est ce qui est visible autour des sites industriels sous forme de smog, un brouillard d'origine non naturelle dans lequel se mêlent gaz et particules fines. Les travaux de construction et de manutention, les opérations de broyage de matières industrielles, la coupe de bois, la combustion entraînent l'émanation de multiples contaminants. Certaines activités industrielles sont plus polluantes que d'autres, à l'instar des usines d'incinération qui rejettent des particules de métaux lourds dans l'atmosphère.
Agriculture
L'activité agricole ramène dans l'air des microparticules. Outre le labour, qui brasse quantité de poussières fines et de pollens, il peut aussi s'agir de particules aéroportées de substances chimiques. L'épandage d'engrais entraîne par ailleurs des réactions physico-chimiques et le dégagement de gaz qui se répandent dans l'atmosphère.
Transport
On y est aujourd'hui très sensibilisé et c'est une réalité : le transport est une grande source de pollution. Les émissions de particules fines sont particulièrement nocives avec les gaz d'échappement émis par le transport routier (représentant à lui seul le quart des sources anthropiques de particules fines), notamment avec les véhicules au diesel. S'y ajoutent les autres formes de transport (aérien, maritime).
A lire également : PM1, la priorité dans la protection de la santéChauffage domestique / résidentiel Bien que moins reconnu que d'autres, le chauffage est pourtant une des grandes causes de pollution aux particules PM2.5, et en particulier s'il est au bois. Via les cheminées dans le cas de feu de bois, mais aussi la mauvaise isolation des portes et fenêtres. La pollution causée par les appareils de chauffage (gaz, fioul) et les poêles inadaptés est un problème de santé publique chaque hiver, avec des particules très fines et nocives qui se propagent dans l'atmosphère
Les enjeux de la pollution de l'air sont à la fois des questions de santé publique et des problématiques environnementales. Malgré les normes de qualité de l'air existantes et la mise en place d'un index de la qualité de l'air, on mesure encore une concentration trop importante de particules PM10 et PM2.5, avec des taux représentant un risque pour la santé.
Une exposition chronique aux microparticules PM10 et PM2.5 peut provoquer des maladies et réactions allergiques. Le premier effet notable va être une gêne : toux, irritation des yeux, du nez et de la gorge. Mais cela peut aussi évoluer vers des troubles de la respiration, des douleurs de poitrine, une tendance à la bronchite et à l'asthme. Plus grave encore, on peut noter chez les personnes exposées une altération des fonctions cognitives, des problèmes cardiaques voire des cancers et maladies respiratoires.
Les populations particulièrement vulnérables sont les enfants et personnes âgées, ainsi que celles souffrant de pathologies pulmonaires et cardiaques. Elles sont les plus sujettes aux effets néfastes des polluants atmosphériques, avec un impact immédiat sur leur système respiratoire. Mais pour tout un chacun, l'inhalation de particules PM10 et PM2.5 au-delà des taux recommandés peut aussi avoir des effets néfastes à long terme sur la santé.
Il existe des solutions concrètes pour réduire notre exposition aux particules fines PM2.5 et PM10, en commençant par modifier nos modes de vie. La mise en place d'actions individuelles et collectives peut faire baisser de façon notable la concentration de toxines dans l'atmosphère. Pour un air plus sain, il est également possible de s'équiper en purificateurs conçus pour filtrer les particules.
Privilégier la mobilité douce et adopter de nouvelles habitudes de consommation et de vie quotidienne permettrait de réduire les épisodes de pollution. Rien que le fait d'avoir moins recours à la voiture en ville pour privilégier le vélo ou la marche à pied peut avoir un impact notable sur la quantité de particules PM10 et PM2.5 présentes dans l'atmosphère et donc, en cascade, améliorer la qualité de l'air.Lorsqu'il n'est pas possible d'éliminer les sources d'émission des particules fines, il convient de réduire la concentration de PM10 et PM2.5 dans l'atmosphère.
Camfil développe aussi toute une gamme de solutions pour combattre la pollution aux particules, à commencer par les filtres de ventilation générale à placer dans les systèmes CVC. Les dépoussiéreurs industriels sont utilisés afin de répondre au challenge spécifique de sites professionnels présentant des quantités extrêmes de poussières fines et de particules PM2.5 et PM10.
Des épurateurs d'air sont, eux, spécialement conçus pour éliminer les fortes concentrations de particules d'origine industrielle. Camfil propose aussi différents types d'épurateurs d'air et de purificateurs d’air pensés pour répondre à tous les besoins en fonction des activités.
Pour répondre à l'augmentation des incendies, il existe également des solutions de filtration des fumées de feux de forêts qui protègent maisons et bureaux des particules polluantes et nuisibles transportées par les vents.
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