Le charbon actif est un matériau riche en carbone, issu du bois, de la houille ou de coques végétales, permettant de capter certaines molécules dans l’air ou l’eau.

Le charbon actif est un charbon, généralement issu du bois, de la houille ou de coques végétales, qui a été traité au dioxyde de carbone ou à la vapeur surchauffée à très haute température. Il est rendu extrêmement poreux pour capter certaines molécules dans l’air ou l’eau. Cela crée une matrice de minuscules pores dans le charbon qui augmente sa surface et crée davantage d'endroits où les molécules peuvent être piégées. C'est ce qui fait du charbon un média filtrant efficace. Les filtres à charbon actif subissent aussi souvent un traitement chimique pour renforcer leur capacité à piéger des polluants spécifiques.
Le charbon actif se présente sous 3 formes : en grains, extrudé, en poudre.
La structure du charbon actif comprend des millions de pores microscopiques où les gaz pénètrent et se condensent en liquide à la surface du charbon. 500 g de charbon a une surface de plus de 557 418 m2 , ce qui permet au charbon de maintenir son efficacité de piégeage des gaz pendant une longue période, jusqu'à quatre ans dans certaines applications CVC (Chauffage - Ventilation - Climatisation).
La confusion reste fréquente. Pourtant, adsorption et absorption décrivent deux phénomènes différents.
Avec le charbon actif, les polluants adhèrent aux parois internes de millions de micropores. Cette capacité explique l’usage du charbon actif pour l’air dans les systèmes de filtration ciblant certaines odeurs, gaz et molécules volatiles. Le même principe s’applique au charbon actif pour l’eau, où les micropores retiennent une partie des composés responsables du goût, de l’odeur ou de certaines micro pollutions.
Chaque origine donne un profil poreux différent.
Les coques de coco favorisent souvent des micropores utiles pour certains composés gazeux, tandis que le bois ou la houille répondent à d’autres besoins industriels. Le choix du média dépend donc des molécules à capter, du débit traité et du contexte d’usage, notamment pour le charbon actif contre les COV (composés organiques volatils) ou le charbon actif PFAS (polluants éternels).
Les charbons actifs sont particulièrement utilisés dans les filtres moléculaires (parfois appelés filtres chimiques ou filtres pour la phase gazeuse). Dans l’industrie, le charbon actif pour l’air compte parmi les adsorbants les plus utilisés pour retirer des polluants gazeux des flux d’air. Il cible surtout les COV, mais aussi certains composés soufrés, odeurs, gaz irritants ou corrosifs. On le retrouve dans :
Contre les COV, le charbon actif peut aussi servir de polissage final après une première étape de traitement. Dans de bonnes conditions, certains systèmes atteignent 95 à 99 % de rendement sur des composés organiques volatils. Cette efficacité dépend pourtant du média, du temps de contact et de la saturation du lit filtrant.
Une fois saturé, le charbon actif doit être remplacé ou régénéré afin d’éviter toute percée de pollution et de maintenir la maîtrise de la contamination moléculaire, notamment dans les environnements sensibles.
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Dans l’eau, le charbon actif ne se limite pas aux carafes filtrantes. Les installations de traitement utilisent surtout deux formats : le charbon actif en poudre, ajouté ponctuellement au flux et le charbon actif en grains (GAC), placé en lit filtrant pour traiter l’eau en continu. Cette filtration au charbon actif vise d’abord les goûts, les odeurs, la matière organique naturelle et les précurseurs de sous-produits de désinfection. Elle peut aussi réduire certains COV et une partie des micropolluants organiques. Avec un média adapté, le GAC peut atteindre jusqu’à 99,9 % d’abattement :
Reste une nuance majeure : le charbon actif fonctionne mieux sur les PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées - polluants éternels) à chaîne longue que sur les chaînes courtes. D’après un rapport de l’ANSES (Novembre 2024), certains pesticides polaires, composés alkyl-perfluorés, alcools, acides, aldéhydes ou cétones légères restent plus difficiles à adsorber.
Le charbon actif est également utilisé à d’autres fins comme :